Alors que son père et sa mère étaient
respectivement gérant et serveuse sur le circuit de
Kerpen à deux pas de leur maison, les parents de
Michael n’avaient pas les moyens de payer une
gardienne alors que Schumi n’était âgé que de 4
ans. Forcés de l’emmener avec eux sur leur lieu
de travail, c’est ainsi qu’il fit ses premiers
pas dans le monde du sport automobile.
Schumi passait toutes ses journées au volant d’un
Go Kart et ses parents, trop occupés à tenter de
gagner leur vie, ne réalisaient pas qu’ils
avaient fait naître un grand champion.
Il passa alors les 14 premières années de sa
vie dans son pays natal avant de partir à la
conquête du monde des sports moteurs.
De 1983 à 1988, Schumi évolua dans le
championnat allemand de Kart, remportant 4 titres
dont un Européen et décrocha une 2e et
3e place du championnat allemand.
En 1988, il fut champion de Formule Konig (
Allemagne), 6e du championnat allemand de
Formule Ford 1600 et 2e du championnat
européen de Formule Ford 1600.
1989 fut l’année de sa rencontre avec Willi
Weber qui devint son manager quelques années plus
tard. Ce dernier était détenteur de WTS racing, et
avait fait appel à Schumi pour un test de pilotage.
L’allemand époustoufla tout le monde en étant
1,5 seconde plus rapide que le pilote principal, et
il fut rapidement engagé dans la Formule 3.
Schumacher atteint d’emblée la troisième place
du championnat, et se perfectionne la saison
suivante en décrochant le titre de champion d’Allemagne.
Il participa également à 3 courses hors
championnat : Fuji, Hockenheim et Le Mans.
Durant cette dernière course, il fut disqualifié
pour avoir redémarré la course avec une voiture
différente de celle avec laquelle il l’avait
débuté !! Cette petite anecdote fut reportée
plus tard à travers sa carrière en F1.
En 1990, le " Kaiser " progressa
réellement dans le sport automobile puisqu’il fut
pilote junior pour l’écurie Mac Laren mais
également Sauber. Les voitures étaient difficile
à piloter mais il termina tout de même 5e
et 9e pour remporter plus tard le titre
de champion du monde.
1991 fut l’année du plus grand challenge de
Michael Schumacher qui fit une entrée fracassante
en F1 au Grand Prix de Belgique, se qualifiant à la
7e place sur une Jordan, loin devant le
premier pilote de l’équipe Andrea De Cesaris, et
sur un circuit qu’il n’avait jamais vu
auparavant. A la suite d’une longue bataille
judiciaire, il passa pour la course suivante chez
Benetton. Lors de sa première saison complète, en
1992, la Benetton de Schumi fut surclassée par les
Williams-Renault mais il démontra qu’il était
non seulement rapide, mais aussi régulier. Il
remporta son premier Grand Prix à Spa. En 1993, il
remporta une autre superbe victoire lors du Grand
Prix du Portugal. Début 1994, Michael et Benetton
surprirent le monde de la F1 en se montrant plus
compétitifs que la combinaison Senna-Williams, et
à la suite de la mort de Senna, Schumi fut presque
impossible à rattraper. Mais Benetton et lui furent
pratiquement submergés par des accusations de
tricherie, des disqualifications et interdictions,
et finalement Michael battit de justesse Damon Hill
pour remporter le championnat d’un petit point,
après une collision controversée lors de la
dernière course de l’année en Australie.
Conscient de la suprématie de Senna, il n’hésite
pas à énoncer de tels propos : "Si
Ayrton était resté parmi nous, je n’aurais
pas été champion en 1994 ni en 1995".
Il accepta alors une somme d’argent
considérable pour son transfert chez Ferrari en
1996. Sa voiture était loin de la perfection, mais
il parvint tout de même à décrocher trois
victoires.
En 1997, la nouvelle ferrari n’était pas non
plus à la hauteur en début de saison. Après
quelques mois de mise au point, elle permit à
Michael Schumacher de se battre pour le championnat
jusqu’à la dernière manche, à Jerez, où il fut
disqualifié à la suite d’un accrochage avec
Villeneuve qui demeura célèbre.
En 1998, l’objectif de la Scuderia était de
vaincre, mais les MacLaren ont démarré la saison
avec un avantage technique. Il fallut toute la force
de travail des Rouges pour permettre à Schumi de se
battre à la hauteur des flèches d’argent à
partir de la mi-saison. Mais la malchance fut au
rendez vous dans les rangs de la Scuderia, et Schumi
cala sur la grille de départ du dernier Grand Prix
de la saison alors qu’il était en pole. Forcé de
s’élancer de la dernière place, il entama une
remontée extraordinaire, dépassant 9 pilotes dans
le premier tour. Le titre lui échappa de peu sur
une crevaison…
En 1999, son accident en juillet à Silverstone
et son absence des circuits lui enleva tout espoir
de remporter le titre. De retour en fin de saison,
il offrit tout de même le titre de constructeurs à
la Scuderia.
Mais il en fallait beaucoup plus à l’Allemand
pour se décourager. Allant chercher sa motivation
toujours plus loin, Michael avait un objectif :
Non pas de gagner un troisième titre, mais d’être
champion du monde au volant d’une Ferrari.
Début 2000 fut le rêve pour Schumi qui remporta
les 3 premiers Grand Prix de la saison et creusa l’écart
sur ses rivaux, qui réussissèrent à peine à
inquiéter un Michael déchaîné. Malgré un retour
en force des MacLaren en milieu de saison, ce fut un
quasi sans faute qui lui permit de remporter sa 3e
couronne mondiale et enflammer toute l’Italie qui
n’avait plus connu le succès depuis 21 ans.
Un nouveau titre mondial que Schumi s’offrit à
nouveau en 2001, au terme d’une saison qu’il a
dominé, à tel point qu’il fut sacré champion du
monde dès le Grand Prix de Hongrie, ce qui retira
tout suspense mais ravit tous les fans de la
mythique écurie. C’est avec émotion qu’il
égala le record de victoires de Senna et ensuite
Prost, et le nombre de points marqués en une seule
saison. L’année de tous les records !
Les seules courses où on le sentit en retrait
furent celles d’Italie et des USA, n’étant pas
en état de piloter suite au choc des attentats du
11 septembre.
Maintenant, plus rien ni personne ne semble
pouvoir atteindre Schumacher qui compte bien
remporter une 5e couronne mondiale, la
retraite étant manifestement encore loin dans les
pensées du champion…
1984 : champion d’Allemagne junior de
Kart.
1985 : champion d’Allemagne junior de
Kart.
1986 : 3e du championnat d’Allemagne
senior.
1987 : champion d’Europe et d’Allemagne
de Karting.
1988 : champion d’Allemagne de F.
Koenig (9 victoires), 2e du championnat d’Europe
de F. Ford (1 victoire).
1989 : 2e du championnat d’Allemagne
de F3 (3 victoires), sur Reynard-VW.
1990 : champion d’Allemagne de F3 (8
victoires), 5e du championnat du monde
des Sports-Prototypes, sur Mercedes avec 21 points.
1991 : 9e du championnat du
monde des Sports-Prototypes (1 victoire) sur
Mercedes avec 43 points, 12e au
championnat du monde de F1, sur Benetton-Ford.
1992 : 3e au championnat du
monde de F1 (1 victoire), sur Benetton-Ford avec 53
points.
1993 : 4e au championnat du
monde de F1 (1 victoire), sur Benetton-Ford avec 52
points.
1994 : champion du monde de F1 (8
victoires), sur Benetton-Ford avec 92 points
1995 : champion du monde de F1 (9
victoires), sur Benetton-Renault avec 102 points.
1996 : 3e au championnat du
monde de F1 (3 victoires), sur Ferrari avec 59
points.
1997 : disqualifié du classement du
championnat du monde de F1, mais garde ses 5
victoires, sur Ferrari (78 points).
1998 : 2e du championnat du
monde de F1, sur Ferrari avec 86 points.
1999 : 5e du championnat du
monde de F1 sur Ferrari avec 44 points.
2000 : champion du monde sur Ferrari
avec 108 points.
2001 : champion du monde sur Ferrari
avec 123 points.